DIAGNOSTIC DU BASSIN VERSANT DE LA RIVIÈRE BÉCANCOUR – GROBEC
Chauvette, Lisanne. 2011. (révisé en 2014). Diagnostic du bassin versant de la rivière Bécancour. Réalisé par le Groupe de concertation du bassin de la rivière Bécancour (GROBEC), 90 p. et 7 annexes.
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Lac à la Truite (Irlande)
Le lac à la Truite possède une profondeur maximale de 2 mètres (Major, 2007). La vidange du lac Noir à la fin des années 50 (Thetford Mines, secteur Black Lake) pour la création d’une mine à ciel ouvert a contribué à l’apport de millions de m3 de boues à la rivière Bécancour (étang Stater). La digue de l’étang aurait céder à deux reprises depuis causant l’envasement du lac à la Truite. L’envasement subséquent du lac à Truite a donc contribué en majeure partie à faire diminuer son niveau d’eau faisant le passer la profondeur d’eau du lac de 7 à 2 mètres. Ajoutons à cela les apports subséquents importants provenant de la rivière Bécancour à l’amont du lac découlant de l’érosion des haldes minières et des berges ainsi que les apports diffus agricoles et urbains. Cela implique qu’il n’existe pas de stratification thermique dans ses eaux. Celui-ci peut être limitant pour certaines espèces de poissons et il est davantage à risque de subir l’eutrophisation, qui y est d’ailleurs déjà avancée ainsi que d’être envahi par des plantes aquatiques n’étant pas limité par la lumière incidente.
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Lac à la Truite (Irlande)
Le lac à la Truite, quant à lui, présente des indices de pression élevée de pêche, ce qui constitue un risque pour les communautés ichtyologiques, notamment pour le doré. Royer (2007) indique que très peu d’individus de cette espèce de plus de 500 mm ont été capturés lors d’une pêche expérimentale en 2005. La dominance des individus de petite taille dans la population de doré du lac présente un aspect typique d’une population très exploitée par la pêche. La dégradation de la qualité de l’eau et des conditions anoxiques estivales présentent un risque de mortalité élevée dans le lac selon Royer (2007). Des mortalités massives de poisson, dont l’une en 2005, confirment ce problème d’anoxie.
