COURRIER FRONTENAC - Les haldes ont leur part de responsabilité
MAUVAISE QUALITÉ DE L'EAU
En plus de l'activité humaine d'aujourd'hui ayant un impact sur la qualité de l'eau de la rivière Bécancour, l'activité humaine d'autrefois a laissé sa trace dans le paysage de la région et, par le fait même, sur l'environnement. En effet, l'érosion des haldes minières en bordure de la rivière est un autre problème et celui-ci est encore plus complexe considérant le manque d'information à ce sujet.
En effet, les pressions de pollution du secteur industriel dans le bassin versant de la rivière Bécancour, tout comme celles à l’échelle du Québec, sont peu documentées. On y trouve notamment des concentrations élevées en magnésium, nickel, chrome et cuivre. Les matières en suspension qui s'y retrouvent sont créées entre autres par l'érosion et le lessivage de résidus de fibres d’amiante accumulés sur le sol et dans les haldes minières. « La particularité physique de la région de Thetford, c’est que les sols sont basiques, ce qui limiterait le déplacement de certains éléments dans l’eau. Sa dureté empêcherait leurs dissolutions. Des études plus poussées devraient être faites dans le futur », souhaite
Simon Lemieux, directeur du Groupe de concertation des bassins versants de la zone Bécancour (GROBEC).
De nombreuses zones érosives ont été identifiées par le GROBEC et photographiées entre le ruisseau Gingras et la rivière au Pin. Ce tronçon se situe aux abords des haldes minières, une zone visiblement névralgique au niveau de l’apport en sédiments. Elles sont, pour la plupart, dénudées de végétation et à pente très abrupte. Souvent, il y a absence ou déficience de bandes végétales riveraines entre la halde et le cours d’eau. On remarque d'ailleurs des zones d'écoulement se jetant directement dans la rivière Bécancour.
Restauration des sites
« Ce n’est pas évident, il y a plusieurs acteurs et souvent on ne connait même pas qui sont les propriétaires des sites » Simon Lemieux
