30 DÉCEMBRE 2018 

Rapport d’études de RAPPEL:

Diagnostic d’un tronçon problématique de la rivière Bécancour (secteur Haute Bécancour)

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Le tronçon de la rivière Bécancour séparant les stations des ponts Vimy et Marcheterre d’une longueur d’environ 5,8 km a été inventorié en canot. L’inventaire  a été réalisé le 11 octobre 2018 alors qu’il pleuvait abondamment (plus de 45 mm de pluie dans les 24 h précédant de l’inventaire).

Les deux premiers kilomètres de ce tronçon à l’étude, la rivière longe un secteur minier sur son côté sud. Ce secteur minier fait partie de trois différentes municipalités, Thetford-Mines, Saint-Joseph-de-Coleraine et Irlande. Pour tout le reste de la zone d’étude, la rivière s’écoule uniquement en milieu forestier.

 

Ce tributaire, dont l’eau étant déjà très turbide à sa sortie, provenait d’une canalisation enfouie. La provenance de cette eau est inconnue pour le moment. Il pourrait s’agir d’un cours d’eau canalisé, des eaux de drainage d’aires minières ou d’eau de pompage. Il sera important de trouver la provenance de cette eau afin de vérifier les sources de contamination potentielles et pour identifier la meilleure solution possible pour que cette eau arrive propre à la rivière Bécancour.

 

Suite à cette inspection visuelle par l’équipe de RAPPEL, le 11 octobre dernier, l’APLTI a déposé une plainte officielle au MELCC de cet étrange panache de couleur rougeâtre (filmé et photographié) provenant des haldes minières. Le Centre de contrôle environnemental de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches est venu le 17 octobre dernier (six jours après la crue du 10 et 11 octobre) prendre des échantillonnages de l’eau dont la pollution était moins évidente. Nous sommes toujours dans l’attente de leur rapport d’inspection.

20 DÉCEMBRE 2018

RAPPEL

Rapport du Suivi de la qualité de l’eau du Lac à la Truite d’Irlande – 2018

Volet 4 de notre projet «Agir-Ensemble-Haute Bécancour, Été 2018»

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Un rapport de plus qui démontre la très mauvaise qualité de l’eau du lac à la Truite d’Irlande dont les concentrations de phosphore et de coliformes fécaux sont très élevés. La rivière Bécancour est la source la plus importante de cet élément, avec sur son tracé la station d’épuration qui émet une grande quantité de phosphore dans le cours d’eau. Du côté de la rivière au Pin, l’émission de phosphore est probablement plutôt d’origine agricole comme nous le mentionnions en 2017. Les mesures de matières en suspension (MES) récoltées en temps de pluie sont également inquiétantes.

Les concentrations obtenues en aval de la station sont systématiquement plus élevées qu’en amont, indiquant possiblement un problème de performance de la station. De plus, en temps de pluie, les niveaux de concentration explosent pour atteindre parfois plus de 6000 UFC / 100 ml. Il va sans dire qu’il faut éviter tout contact avec l’eau de la rivière Bécancour dans ce secteur en cas de pluie abondante, probablement plus de 20 mm en 24 h.

 

12 DÉCEMBRE 2018 – MELCC

BQMA- Banque de données sur la qualité du milieu aquatique

RÉSEAU RIVIÈRES – Données 2018

STATION 23 – RIVIÈRE BÉCANCOUR (Pont Marcheterre-Irlande)

Cliquer pour télécharger les donnés 2018 sur un fichier Excel

 

27 JUILLET 2018

FONDATION RIVIÈRES

Rapport d’évaluation de performance des ouvrages municipaux d’assainissement des eaux (OMAE)

Volet 1 de notre projet «Agir-Ensemble-Haute Bécancour, Été 2018»

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Rapport mis à jour le 9 novembre 2018

PETIT HISTORIQUE DU PAEQ

Il est important de se rappeler qu’à la fin des années 1970 que de multiples problèmes de pollution affectaient le milieu aquatique. À cette époque, une très faible proportion de la population québécoise, soit moins de 2 % de la population desservie par des réseaux d’égout, bénéficiait de stations d’épuration, la plupart des établissements industriels ne traitaient pas leurs effluents et les pratiques agricoles laissaient beaucoup à désirer, le tout se traduisant par un état de détérioration avancé des cours d’eau du Québec méridional.

Alerté par ce triste constat, le gouvernement du Québec avait lancé en 1978 un vaste programme d’assainissement des eaux du Québec (PAEQ) visant à restaurer la qualité des eaux, dont les objectifs étaient d’une part, «d’améliorer et conserver la qualité des eaux pour satisfaire les besoins de la population» et d’autre part, «d’obtenir et maintenir les milieux aquatiques équilibrés permettant aux ressources biologiques d’évoluer normalement».

L’atteinte de ces objectifs devait passer par des interventions auprès de toutes les sources de pollution existantes, soit les industries, les municipalités et les producteurs agricoles; on parlait alors des volets industriel, municipal et agricole du PAEQ. Dans le bassin d’une rivière donnée, les interventions municipales et industrielles ont été réalisées en règle générale de l’amont vers l’aval, avec comme base territoriale, la municipalité.

Initialement, le volet municipal du PAEQ (1978) visait environ 920 municipalités dont la population globale approchait 5 700 000 habitants, c’est-à-dire toutes les municipalités desservies par un réseau d’égout. Le budget d’immobilisation nécessaire pour doter ces municipalités d’ouvrages d’assainissement a été évalué à 7 milliards de dollars en 1993 (en 15 ans) et le gouvernement du Québec y a contribué dans une proportion de 85 % environ.

À titre d’information, signalons qu’en 1995, quelque 500 municipalités avaient complété leurs ouvrages d’assainissement, ce qui correspond au traitement des eaux usées de près de 80 % de la population initialement visée. À la fin de 1999, l’objectif était de traiter les eaux usées de 98 % de la population desservie par un réseau d’égout.

(N.B.: Aucun autre bilan n’a pu être trouvé depuis 1995)

Source : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/eaux-usees/industrielles/chapitre1_b.htm

 

L’HISTOIRE NOUS LE PROUVE!

De notre page ARCHIVES, on peut constater que le traitement des eaux usées en conformité peut faire toute une différence positive pour l’économie d’une municipalité et surtout améliorer grandement la qualité des eaux.

1986  THETFORD MINES – L’USINE D’ÉPURATION A FAIT TOUTE LA DIFFÉRENCE

Le Soleil, 27 janvier 1986, on peut lire à la page 2 — Dans la région de l’Amiante, l’industrie de la construction a fait un bond spectaculaire en 1985 à Black-Lake grâce à la construction de l’usine régionale de traitement des eaux usées.

 

1987 L’usine d’épuration de Black-Lake inaugurée en fin de semaine

Le Soleil, 30 mai 1987, on peut lire à la page 8

THETFORD-MINES – Ayant nécessité des investissements de $28 millions, les installations pour la dépollution de la rivière Bécancour dans laquelle cinq municipalités de la région de l’Amiante déversaient leurs eaux usées, seront inaugurées en fin de semaine.

On peut lire également sur l’ensemencement des haldes – Lors de ces deux après-midi de «portes ouvertes», les visiteurs pourront visionner un diaporama réalisé par le Centre spécialisé en technologie minérale du cégep de Thetford-Mines et portant sur les recherches en cours pour semer de la pelouse sur les terrils «haldes» d’amiante en utilisant les boues provenant de la nouvelle usine d’épuration.

 

1991  DE L’ESPOIR!

Dans «La Presse du 7 novembre 1991 (page 7)» on peut lire que les efforts déployés par le gouvernement du Québec, les municipalités, les entreprises et les agriculteurs ces dix dernières années, ont permis d’améliorer grandement la qualité des eaux du bassin de la rivière Bécancour grâce au Programme d’assainissement des eaux du Québec (PEAQ).