27 JUILLET 2018

FONDATION RIVIÈRES-Rapport d’évaluation de performance des ouvrages municipaux d’assainissement des eaux (OMAE)

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PETIT HISTORIQUE DU PAEQ

Il est important de se rappeler qu’à la fin des années 1970 que de multiples problèmes de pollution affectaient le milieu aquatique. À cette époque, une très faible proportion de la population québécoise, soit moins de 2 % de la population desservie par des réseaux d’égout, bénéficiait de stations d’épuration, la plupart des établissements industriels ne traitaient pas leurs effluents et les pratiques agricoles laissaient beaucoup à désirer, le tout se traduisant par un état de détérioration avancé des cours d’eau du Québec méridional.

Alerté par ce triste constat, le gouvernement du Québec avait lancé en 1978 un vaste programme d’assainissement des eaux du Québec (PAEQ) visant à restaurer la qualité des eaux, dont les objectifs étaient d’une part, «d’améliorer et conserver la qualité des eaux pour satisfaire les besoins de la population» et d’autre part, «d’obtenir et maintenir les milieux aquatiques équilibrés permettant aux ressources biologiques d’évoluer normalement».

L’atteinte de ces objectifs devait passer par des interventions auprès de toutes les sources de pollution existantes, soit les industries, les municipalités et les producteurs agricoles; on parlait alors des volets industriel, municipal et agricole du PAEQ. Dans le bassin d’une rivière donnée, les interventions municipales et industrielles ont été réalisées en règle générale de l’amont vers l’aval, avec comme base territoriale, la municipalité.

Initialement, le volet municipal du PAEQ (1978) visait environ 920 municipalités dont la population globale approchait 5 700 000 habitants, c’est-à-dire toutes les municipalités desservies par un réseau d’égout. Le budget d’immobilisation nécessaire pour doter ces municipalités d’ouvrages d’assainissement a été évalué à 7 milliards de dollars en 1993 (en 15 ans) et le gouvernement du Québec y a contribué dans une proportion de 85 % environ.

À titre d’information, signalons qu’en 1995, quelque 500 municipalités avaient complété leurs ouvrages d’assainissement, ce qui correspond au traitement des eaux usées de près de 80 % de la population initialement visée. À la fin de 1999, l’objectif était de traiter les eaux usées de 98 % de la population desservie par un réseau d’égout.

(N.B.: Aucun autre bilan n’a pu être trouvé depuis 1995)

Source : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/eaux-usees/industrielles/chapitre1_b.htm

 

L’HISTOIRE NOUS LE PROUVE!

De notre page ARCHIVES, on peut constater que le traitement des eaux usées en conformité peut faire toute une différence positive pour l’économie d’une municipalité et surtout améliorer grandement la qualité des eaux.

1986  THETFORD MINES – L’USINE D’ÉPURATION A FAIT TOUTE LA DIFFÉRENCE

Le Soleil, 27 janvier 1986, on peut lire à la page 2 — Dans la région de l’Amiante, l’industrie de la construction a fait un bond spectaculaire en 1985 à Black-Lake grâce à la construction de l’usine régionale de traitement des eaux usées.

 

1987 L’usine d’épuration de Black-Lake inaugurée en fin de semaine

Le Soleil, 30 mai 1987, on peut lire à la page 8

THETFORD-MINES – Ayant nécessité des investissements de $28 millions, les installations pour la dépollution de la rivière Bécancour dans laquelle cinq municipalités de la région de l’Amiante déversaient leurs eaux usées, seront inaugurées en fin de semaine.

On peut lire également sur l’ensemencement des haldes – Lors de ces deux après-midi de «portes ouvertes», les visiteurs pourront visionner un diaporama réalisé par le Centre spécialisé en technologie minérale du cégep de Thetford-Mines et portant sur les recherches en cours pour semer de la pelouse sur les terrils «haldes» d’amiante en utilisant les boues provenant de la nouvelle usine d’épuration.

 

1991  DE L’ESPOIR!

Dans «La Presse du 7 novembre 1991 (page 7)» on peut lire que les efforts déployés par le gouvernement du Québec, les municipalités, les entreprises et les agriculteurs ces dix dernières années, ont permis d’améliorer grandement la qualité des eaux du bassin de la rivière Bécancour grâce au Programme d’assainissement des eaux du Québec (PEAQ).